LA MOCHILA // L’Histoire d’un sac colombien

Au cours de notre voyage nous avons eu la chance de croiser la route des indiens Tayronas dans le parc de Tayrona à quelques kilomètres de Santa Marta. La femme fabriquait une mochila avec patience et minutie tandis que son mari en arborait un. Nous avons eu envie de partager avec vous l’histoire de ce sac ancestral colombien devenu un hit-bag de l’été en Amérique du Sud puis en Europe.

La mochila arhuaca, ou tutu iku en langage ika, est un sac colombien confectionné par les artisans Arhuacos.

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Mochilla traditionnelle // © El Espectador

Un peu d’histoire: lorsque les Tayronas se sont rebellés contre les espagnols soixante-dix ans après la conquête, la rébellion a été écrasée et les Tayronas se sont repliés dans la Sierra Nevada de Santa Marta où ils ont reconstitué leur société. Leurs descendants, les Arhuacos, forment un peuple profondément pacifiste d’agriculteurs et d’artisans.

Traditionnellement les hommes Arhuacos portent trois mochilas faites de laine, de coton ou de fique, une plante proche de l’agave. La première, appelée chige kwanu, sert à transporter les effets personnels. La seconde sert à transporter les aliments et la troisième, appelée zizhu sert à transporter les feuilles de coca. Les femmes quand à elles portent la tutu gawu.

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Indiens Arhuacos // © José Navia para El Universal

Dans les années 1960, les mochilas sortirent de l’enceinte des Arhuacos pour devenir chez la jeunesse colombienne un symbole de revendication de la culture indigène.

À l’origine marron, beige, noires ou blanches, elles se sont parées de couleurs vives et leurs motifs, initialement destinés à identifier les familles, se sont largement diversifiés.

Que vous lui attribuiez un message politique ou non, la mochila est un sac estival à la forme singulière qui a su concquérir le coeur des modeuses urbaines mais aussi des globetrotteuses de par son aspect pratique et confortable.

©Victor Matussière

©Victor Matussière

T/O/S.