BEAUTÉ CONGO // Art congolais à la Fondation Cartier

C’est une superbe exposition que nous sommes allés voir dimanche dernier, celle qui met le Congo et ses artistes les plus talentueux à l’honneur : Beauté Congo. À voir jusqu’au 15 novembre prochain.

Mélange de musique, de photographies, de fresques, de peintures et de sculptures Beauté Congo révèle ce qu’il y a de plus magique dans la culture congolaise : sa manière d’interpréter les évènements politiques, son humour décalé mais juste, ses rêveries, sa chaleur, ses couleurs, ses animaux et sa joie.

Tout se reflète à travers les oeuvres exposées, on y traite de sujets délicats comme la corruption, la vision géopolitique de l’intérieur mais également de la malaria. Attention cette exposition n’est pas une hymne à une République Démocratique du Congo dépassée par les évènements mais un véritable retour en arrière sur un presqu’un siècle d’histoire artistique d’un Congo qui était encore belge jusqu’aux années 60 et sur son évolution jusqu’à aujourd’hui.

Au cours de votre visite, il est possible que la première partie de l’exposition Beauté Congo au rez-de-chaussée vous semble moins légère que la seconde, située au sous sol. La première partie est en effet consacrée aux enjeux économiques, politiques et sociales tant actuels que passés.  Les artistes ont de l’humour et abordent ces sujets avec liberté et sans tabou. La peinture y est figurative et brillante.

Chéri Samba // Oui, il faut réfléchir, 2014 // © André Morin

Chéri Samba // Amour & Pastèque, 1984 // © Florian Kleinefenn

Au sous-sol, la seconde partie aborde le mode de vie des congolais photographié notamment par Jean Depara et Ambroise Ngaimoko  où musique, danse et chants occupent le devant de la scène. On y redécouvre également le monde de la SAPE (Société des Ambianceurs et des Personnes Élégantes).

Kiripi Katembo // Tenir // Série Un regard, 2011

Jean Depara, Sans titre, c.1955-1965

Studio 3Z

Les installations imaginées par les plasticiens Body Isek Kingelez et Rigobert Nimi vous emmènent dans villes futuristes aux airs de Las Vegas qui vous donneraient presque envie de vous plonger dedans.

©the_other_sight_webzine

Vous découvrirez également les oeuvres poétiques de jeunes talents congolais contemporains issues de l’École d’Élisabethville et les premières oeuvres reconnues d’Albert Lubaki, de Djilatendo et d’Antoinette.

Sylvestre Kaballa // Sans titre // c. 1950

Djilatendo // Sans titre // c. 1930

Nous conseillons Beauté Congo aux petits comme aux grands. D’autant plus que si le temps est clément une balade ou un pic-nic dans le jardin de la Fondation Cartier pour l’art contemporain est toujours un plaisir.

Infos pratiques : 261 Boulevard Raspail, 75014 Paris. Horaires : du lundi au dimanche de 11h à 20h.

On the web : http://fondation.cartier.com/#/fr/art-contemporain/26/expositions/2408/en-ce-moment/1789/beaute-congo/ 

T/O/S.