Hugo Cantegrel

  • Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Hugo Cantegrel, je suis né à Paris en 1991.  J’ai fait mes études à la saint Martins School à Londres.

Je suis artiste plasticien et je me suis installé à Lisbonne en 2015.

  • Te rappelles-tu du jour où tu as choisi de devenir artiste ?

Mon arrière grand-père était sculpteur et mon grand-père peintre. J’ai passé mes étés à l’observer. Entre mes 12 ans et mes 14 ans c’est devenu clair que c’est ce que j’allais faire de ma vie.

J’ai commencé à faire des dessins dès mon plus jeune âge et je ne me suis jamais arrêté.

Mes parents ont leur propre société.  J’ai  donc toujours été habitué à vivre dans un environnement où les gens travaillent pour eux-mêmes, ils font et réalisent ce qu’ils aiment.

  • Où trouves-tu ton inspiration ?

Je pense que l’inspiration est une association d’idées. Mon inspiration je la trouve visuellement dans la vie de tous les jours.

Mon travail a beaucoup avoir avec le souvenir, l’enfance, des mémoires personnelles ou collectives. Des choses dans lesquelles on capte l’attention de tout le monde. La mémoire est perçue comme un lien essentiel à la vie. Notre histoire passée nous influence sur notre vie d’aujourd’hui.

Par mon travail j’essaie d’exprimer cette idée de mémoire.

  • Une citation que tu apprécies particulièrement ?

«Elles s’évanouiront toutes d’un seul coup comme l’ont fait les millions d’images qui étaient derrière les fronts des grands-parents morts il y a un demi-siècle, des parents mort eux aussi. Des images où l’on figurait en gamines au milieu d’autres êtres déjà disparus avant qu’on soit nées, de même que dans notre mémoire sont présents nos enfants petits aux côtés de nos parents et de nos camarades d’école. Et l’on sera un jour dans le souvenir de nos enfants au milieu de petits-enfants et de gens qui ne sont pas encore nés. Comme le désir sexuel, la mémoire ne s’arrête jamais. Elle apparie les morts aux vivants, les êtres réels aux imaginaires, le rêve à l’histoire.» Les années de Annie Ernaux 2008.

  • Quels sont tes futurs projets ? Que peut-on te souhaiter pour 2019 ?

Je sors en pré-commande la vente d’un livre de photos du ciel Dream Airlines. Il est en ce moment même en train d’être imprimé et sors début Mars.

J’aime les choses simples, si je peux continuer à vivre de mon art ça me va bien. Je suis heureux d’avoir des expositions et j’espère continuer d’en avoir que ce soit à Lisbonne ou ailleurs, la prochaine a lieu le 14 février prochain à la FOCO galerie à Lisbonne.

Si j’ai peut-être un souhait : être représenté, de façon constante, par une galerie.

T/O/S.

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