Marcio Vilela // Satellites

Aujourd’hui, nous avons choisi de vous présenter le travail d’un artiste qui s’étend au-delà de notre planète. Marcio Vilela a decidé de se pencher avec un regard d’enfant émerveillé et une curiosité sans limite sur le phénomène des satellites.

Portrait de Marcio Vilela avec une antenne FHC
Crossing Orion

Cela a commencé il y a sept ans quand en fixant une nuit le ciel, il a réalisé que l’étoile qu’il fixait n’en était pas une. Il s’agissait en fait d’un satellite capable d’apparaître aussi vite qu’il était apparu. La science et l’astronomie ont toujours fait partie de l’histoire de Marcio Vilela.

Du premier lancement d’un satellite spatial, Spoutnik, par l’Union soviétique en 1957 au phénomène mondiale et à l’expansion de milliers de satellites dans le ciel, l’artiste a voulu explorer l’ensemble des mécanismes et jouer avec eux. C’est en résidence artistique dans Les Açores que les choses sérieuses ont commencé, et par le biais de la photographie.

Cosmos 1975

Difficile, parfois, de distinguer un avion d’une étoile ou d’un satellite à l’oeil nu . Le satellite a une vitesse moyenne entre l’avion et l’étoile filante. Marcio Vilela a lui choisi de rendre ce monde complexe plus accessible à travers le dessin, la photographie ou encore la vidéo. Retraçant le parcours de certains satellites. Captivant aussi passage leur langage cosmique rempli de codages. Pour arriver à ce résultat Marcio Vilela s’est plongé pendant des mois, des nuits dans les montagnes des Pyrénées, en Espagne mais aussi au Portugal. Tout devait être parfaitement calculé pour connaître l’heure de passage d’un satellite et pouvoir aussi l’identifier, en essayant de comprendre son message et sa mission.

Photogram 104
Prévisions du passage du satellite Argos
Satellite Argos

La dimension devient poétique, les lasers tracés par Marcio Vilela sur les trajets deviennent des dessins mouvants. Ces installations qui vous plongent dans une obscurité profonde et dans une bulle devrait faire le tour de l’Europe dans les années à venir. Si les satellites ont été crées pour permettre la communication, ils devraient, pour Marcio Vilela, être aussi capables de réunir des personnes sur Terre, leur faisant partager un moment inoubliable au milieu d’un univers rempli d’un nombre infini de possibilités. Toujours entouré de scientifiques, Marcio Vilela devrait lancer son propre satellite, une fois toutes les licences validées. Un satellite dont le message sera en morse et qu’il porte déjà sur lui depuis des années sous forme de tatouage et dont lui seul, pour le moment, connaît la signification.

Le cône des possibilités
Making of satellite Haruka

Retrouvez dès aujourd’hui et jusqu’au 15 septembre le travail de Marcio Vilela la Foire d’art contemporain d’Istanbul : la Contemporary Istanbul. L’artiste y est representé au au stand 206 par la Galerie FOCO de Lisbonne aux côtés d’Hugo Cantegrel, Mia Dudek ou encore Pauline Guerrier.

T/O/S.